Partager l'article ! APEC Cameroun - Emploi - DRH - Formation - Travail: Le métier de dactylographe en perte de vitesse Kinshasa — Pendant l'époque colo ...
Kinshasa — Pendant l'époque coloniale, le métier de dactylographe était valorisé. Avec raison. Car le colonisateur connaissait son importance. Tout comme celle de la personne qui l'exerçait. Ce métier payait bien son homme. Il était réservé exclusivement aux hommes à l'époque.
Le dactylographe était rarement au chômage. On n'avait besoin de ses services, tant dans le secteur public que celui privé. C'est lui qui dactylographiait toutes les correspondances à expédier ou celles internes. Evidemment, il était au courant de leur contenu, mais il était astreint à garder secret au risque de perdre son emploi. Mais les menaces ne suffisaient pas, car l'entreprise ou le service public pouvait perdre soit du crédit, soit un marché au cas où le contenu de la correspondance serait dévoilé.
Ceux qui ont exercé se souviennent des avantages qu'ils ont tirés de leur métier. Les uns ont acheté des parcelles et les autres d'autres biens de valeur tels les véhicules, frigos, mobiliers, etc. Ils portaient un nom non moins flatteur de « clercs ». Cela les mettait au-devant de la société. Ou si vous voulez parmi les gens à qui l'on vouait respect et considération. Les jeunes filles, kinoises ou villageoises mouraient l'envie d'avoir comme mari un clerc.
Mais ce métier n'était pas appris de n'importe quelle manière. Il existait, à l'époque, des écoles qui formaient des dactylographes de renom. L'Ecole moyenne Saint Raphaël (Ecomoraph, pour les intimes : NDLR) fondé vers les années 40 par le Révérend Père Raphaël de la Kethule se distinguait du lot.
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